Petite histoire de la propulsion motorisée des bateaux – Navires à vapeur en Angleterre – Lord Dundas – William Symington – Le Charlotte Dundas de 1803

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Il y a quelques jours, un lecteur m’a envoyé un petit mot pour me demander : Quelle I.A. utilises-tu pour écrire tes articles ? (Je ne me ferais jamais au tutoiement (rires).). Au début, je l’avoue, j’étais un peu vexé (la tricherie est un vice dans mon éducation), et puis je m’en suis amusé. Eh oui ! C’est dans l’air du temps…
Je lui ai répondu que non, je n’utilisais pas directement l’I.A. pour mes recherches bien qu’implicitement elle est partout présente et que, certainement, elle pourrait me faire gagner du temps à la rédaction de mes articles (279 à ce jour), mais je suis retraité, aidant et consigné à la maison et le temps ce n’est pas ce qui manque… Alors, je parcours les livres, les publications, la presse, etc. mis à la disposition par les institutions, les universités françaises et anglo-saxonnes principalement pour rédiger et confronter les notes de différentes sources. Il faut noter que je n’utilise pas Wikipédia, certains articles dont les sujets sont mal étudiés sont émaillés d’erreurs.
La conséquence de tout cela a été d’essayer Chat GPT et de lui demander ce qu’elle pensait du sujet que je connais le mieux c’est-à-dire moi-même (requête avec guillemets : “Michel-Claude Mahé”). Je suis agréablement surpris et dans l’ensemble les assertions sont vraies à part quelques coquilles et omissions.

Cela dit, continuons la saga Symington, c’est le dernier volet, et je suis triste de le quitter. Il m’a tant fait découvrir sur ses expériences et sur la vie en Écosse entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Petite histoire de la propulsion motorisée des bateaux
Navires à vapeur en Angleterre
Lord Dundas – William Symington
Le Charlotte Dundas de 1803

Positionnement de nos propos sur la chronologie du développement des navires à vapeur

Tableau chronologique de la naissance des bateaux à vapeur, présentant des entrepreneurs, des événements marquants et des expériences liées au développement de la navigation à vapeur entre 1789 et 1803.
Fig. P-1 – Expériences de lord Dundas et William Symington dans la chronologie de la navigation à vapeur – Dessin Michel-C Mahé

Les expériences sous l’égide de Lord Dundas
Le Charlotte Dundas de 1803

Peu après son rendez-vous avec the duc de Bridgewater, Symington s’en retourna en Écosse pour construire un nouveau bateau plus grand que le précédent également appelé Charlotte Dundas toujours en l’honneur de son mentor Lord Dundas.

Description

À ce jour, Je n’ai aucun document décrivant les caractéristiques techniques du Charlotte Dundas de 1803. Il est fait état de l’existence de ce bateau dans la biographie de Symington, publié en 1862 par son fils aîné John Rankine et son petit-fils William Henry Rankine *, dans laquelle ils font aussi références aux essais sur le canal réalisés en mars et décrits par la presse en avril 1803.

*) « Soon after his interview with the Duke of Bridgewater, Mr Symington returned to Scotland, and completed his second and largest steamboat, likewise named the Charlotte Dundas, for Lord Dundas. This boat was tried in March 1803. »

Carte illustrant la région de Glasgow et les canaux du Forth et Clyde, avec des localisations marquées telles que Stirling, Falkirk, et Grangemouth.
Fig. P-2 – Situation de Stockingfield ; Port Dundas ; Lock 20. Dessin Michel-C Mahé

Expérience documentée

Le Charlotte Dundas de 1803 fit ses premiers essais le 28 mars 1803 en remorquant deux bateaux, l’Active et l’Euphemia chargés chacun de 70 tons burthen *, du Lock N°20 à Port Dundas, Glasgow soit 18,5 miles (12,3 km) en neuf heures et quinze minutes (2 km/h). Tout le long de sa navigation, il a subi une tempête si forte qu’aucun des bateaux du canal ne put assurer son service.

*) Jauge du navire dans le système de mesure Builder’s Old Measurement (BOM, bm, OM et o.m.). Il était utilisé en Angleterre entre 1650 à 1849 pour calculer la capacité de chargement d’un navire. Il estimait le tonnage d’un navire à partir de sa longueur et de sa largeur maximale Il s’agit d’une mesure volumétrique. Il est exprimé en « tonnes de charge » (en anglais ancien : burthen, en moyen anglais : byrthen), et abrégé en « tonnes bm ».

La difficile gestion des remorques de touage lors du passage de virages serrés dans le canal a été résolue. La méthode pour la maîtriser a été suggérée, semble-t-il, par le capitaine Dundas de la Royal Navy.
Pour ce voyage, le coût du charbon pour le remorqueur, ainsi que le salaire des deux hommes pour effectuer l’opération ne dépassait pas un tiers de la facture pour effectuer le même travail par des chevaux.
Malgré cette nouvelle preuve indéniable de l’efficacité de ce nouveau système, les administrateurs du canal de Forth and Clyde ordonnèrent catégoriquement la cessation de tous essais ultérieurs. * Symington fut informé par Lord Dundas de cette décision le jour même où il fit son expérience de remorquage.

*) Cette interdiction a retardé l’introduction de la vapeur pour la propulsion des bateaux sur le canal. Elle n’a été levée qu’en 1828. Des bateaux à vapeur de passage ont été mis en service au début des années 1830, mais sans succès ; ils ont cessé de circuler lorsque les autres types de bateaux de passage ont été retirés du service.

Avec la mort du duc de Bridgewater le 8 mars 1803 et l’annulation de la commande des huit navires, Symington voyait toutes tentatives de développement de ses idées suspendues. Le Charlotte Dundas 1803 fut échoué dans un ruisseau d’un canal à Bainsford.

Après cette déconvenue et pendant plusieurs années, M. Symington reprit ses activités d’ingénierie. Ses expériences sur les bateaux à vapeur lui avaient coûté des sommes considérables à titre personnel et à sa famille. En 1824, il tenta de faire valoir ses droits auprès du gouvernement. Quelques subsides lui furent accordés, mais qui étaient inférieurs aux sommes dépensées en voyage et pour réunir les preuves pour les obtenir…

Une fin de vie difficile…

Les deux ou trois dernières années de sa vie, Mme Symington et lui dépendirent totalement des membres de sa famille londonienne. Souffrant d’une grave maladie, il se rendit à Londres une dernière fois en 1829. Il se rétablit quelque peu pour reprendre ses activités et tenter d’obtenir une enquête parlementaire sur ses revendications. Il décéda le 22 mars 1831, au 44, Burr-street, moralement brisé et fut inhumé au cimetière de Saint-Botolph à Algate, à Londres.

Mises à Jour :
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About Michel-Claude Mahé

Je suis un retraité éternel apprenant. Passionné d'histoire, de dessin, de philosophie, de mathématiques, d'informatique...
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