Centre d’Apprentissage (1965-1968) – Les cours d’enseignement général

Centre d’Apprentissage des Chantiers de L’Atlantique (1965-1968)

Les cours d’enseignement général

ApprentissageDetailSalles

Photo D – Bâtiment (2) atelier de chaudronnerie.
Bâtiment (3) à l’étage, atelier de préapprentissage.
Bâtiment (5) (a) salle de sport, (b) salle de dessin. Bâtiment (6) toilettes.
Bâtiment (7) au rez-de-chaussée : (a) réfectoire ; à l’étage : (a) : bureau de M. Leroy, (b) secrétariat Mme Aoustin, (c) (d) (f) salles de classe, (e) bibliothèque.
Bâtiment (8) au rez-de-chaussée : (a) atelier d’ajustage et de tournage ; à l’étage : (a) salle de classe, (b) atelier de traçage coques 1er année, (c) 2e année, (d) 3e année.
Bâtiment (9) (a) salle des maquettes, (b) vestiaires, (c) douches.
(11) terrain de sport. Bâtiment (12) atelier de mécanique.

Nous suivions l’horaire des Chantiers soit 45 h sur 6 jours. Nous commencions à 8h00 jusqu’à 12h00 nous reprenions à 13h00 jusqu’à 18h00.
Il me semble qu’en deuxième ou peut-être en troisième année nous nous mîmes à travailler un samedi sur deux.

Plusieurs fois par semaine, nous avions une heure de gymnastique en salle (D-5-a). Tout d’abord avec des mouvements d’assouplissement, des mouvements d’ensemble, des abdominaux, des montées à la corde puis nous allions courir deux fois par semaine sur le terrain de sport (D-11) quel que soit le temps. Là aussi, au beau temps, nous pratiquions le lancer du poids, le cent mètres, le mille mètres, le trois mille mètres, le saut en hauteur, le saut en longueur, le volley-ball comme sport d’équipe.
La tenue nous était fournie, short, tricot bleu marine et tennis et gare si les chaussures n’étaient pas soigneusement nettoyées et blanchies.
Nous avions deux professeurs M. Cheneau dit « Trompe la mort », et M. Audrain ce dernier était électricien mais venait plusieurs fois par semaine comme moniteur.

Les cours de français, mathématiques, législation avaient lieu dans les salles de classe au premier étage (D-7- cdf) non loin du bureau de M. Leroy et de sa secrétaire Mme Aoustin. La technologie dans la salle (D-8-a), le dessin et géométrie descriptive en (D-5-b).

En première année, en français nous avions M. Reineteau, « le père Reineteau » à l’époque il nous paraissait très vieux avec sa blouse grise et si le cours se situait en début d’après-midi, juste après le déjeuner, il s’assoupissait après nous avoir donné quelques travaux personnels à réaliser.

Les deux autres années, il me semble que c’était M. Marcel Baudry dit « Cécelle » qui nous faisait le français, la législation et la sécurité.
C’était un poète et d’un caractère très émotif, il lui arrivait parfois d’avoir les larmes aux yeux lorsque, pour illustrer son cours, il évoquait une anecdote, une situation particulièrement triste, mais je n’ai pas souvenir d’un quelconque chahut dans sa classe.
Il a édité plusieurs livres et recueils de poèmes : 1972 : Jeux floraux » ; en 1985 : Florilège du Pouliguen avec un lettre-préface de Fernand Guériff ; en 1995 : À la découverte de mon Pays, Le Pouliguen.
Il était très actif au cercle du Pouliguen et aujourd’hui une salle culturelle porte son nom.
C’est une chance pour des jeunes du monde ouvrier d’avoir eu un tel professeur. Il est certainement pour quelque chose pour mon goût pour l’écriture. Sa diction très pédagogique résonne encore dans ma mémoire. Il avait un vocabulaire très riche et j’avais pris l’habitude d’avoir en cours mon carnet « briéron »* où je notais des mots, des expressions.

M. Audère enseignait les mathématiques. Pour illustrer son cours, il nous racontait des anecdotes mais, grand bavard, il s’embarquait très rapidement sur d’autres sujets quelquefois bien loin de l’idée initiale.

La technologie générale était enseignée par Joseph Le Marec dit « P’tit Jo ». C’était un homme de caractère et craint par les élèves.

Dessin et géométrie descriptive : MM. Laurence et Niaullin. Innovateur, M. Laurence utilisait des transparents pour illustrer son cours de géométrie descriptive. Il les passait dans la salle des maquettes (D-9-a) où il y avait un gros rétroprojecteur.
Dans cette salle, il y avait des appareils de métrologie et des maquettes réalisées par des apprentis, entre-autres une coupe d’un moteur Burmenster exposé maintenant à l’Écomusée de Saint-Nazaire.
Avant la seconde guerre mondiale, les Chantiers de Penhoët présentaient des apprentis au concours du Syndicat des Industries mécaniques de France et ils obtenaient de nombreuses médailles. Leurs œuvres étaient exposées dans la grande salle de spectacle des Chantiers lors des remises de prix. Étaient-elles exposées dans la salle des maquettes dans les années soixante ? je ne saurais vous le dire.
Dans cette même salle, de temps en temps, on nous passait des films après lesquels nous devions répondre à un questionnaire.

Vous l’avez remarqué tous nos professeurs ou moniteurs avaient un surnom et ce n’était pas par manque de respect. Cela faisait partie d’une longue tradition dans les chantiers navals directement issue des us et coutumes de Brière qui voulaient que chaque briéron portât un surnom pour les distinguer des autres Moyon, Halgand, Mahé, Vince et Aoustin. Celui de papa aux Fonderies de Saint-Nazaire était « Trottinette », ses déplacements étant toujours rapides et pressés.

Nous leur disions, monsieur, et nous les vouvoyions mais certains professeurs ou moniteurs utilisaient le surnom en parlant d’un autre professeur ou moniteur. Il y eut alors des situations cocasses : un jeune de première année s’était vu envoyé par son moniteur vers M. Le Marec : « Va voir P’tit Jo, il va te donner cela » et celui-ci en l’abordant lui dit « M. P’tit Jo, Monsieur untel m’a demandé… » Colère, probablement feinte de M. Le Marec et très gros embarras de l’apprenti…

* Petit carnet que les briérons, traceurs de coque, possédaient pour inscrire des formules, des épures, des méthodes de travail.
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