Jean Cadayé et la direction de concerts

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CarteSaintNazaire1924AnnoteeLettre4Saint-Nazaire en 1924 – A) Quartier Marceau ; B) Jardin des Plantes ; C) Place Carnot ;
D) Café du Ralliement ; E) Bureau du Port.
(Pour plus de détails, cliquez ici)

Jean Cadayé et la direction de concerts

Harmonie Marceau

M. Jean Cadayé prit la direction de l’Harmonie Marceau* qui s’était constituée au sein du comité des fêtes du quartier Marceau. Elle se produisit pour la première fois lors de la fête annuelle du quartier le 24 et 25 août 1923 et donna son premier grand concert au Jardin des plantes, le dimanche 23 septembre 1923.
Sous sa direction, selon les chroniqueurs de l’époque, l’Harmonie Marceau s’est affirmée tout de suite comme une excellente société musicale. Très vite elle s’est imposée dans le paysage culturel nazairien et elle était bientôt de toutes les fêtes et manifestations avec l’Harmonie Saint-Joseph** et l’Harmonie Nazairienne***.
Par ailleurs elle organisait des concerts publics au Jardin des plantes, place Carnot, dans les kermesses d’école, proposait des soirées musicales, des concerts pour ses membres honoraires, assurait les auditions musicales lors des lancements de navire au Chantier de Penhoët etc.

* Voir les articles qui lui sont consacrés.
** Le Comité Marceau fut créé en septembre 1922 pour organiser des fêtes dans le quartier. Il avait son siège social à Publicité de l’Ouest, 45, rue Thiers.
Président : M. Relanqui, rue Thiers ; vice-président : M. Giraud, café des Bains, rue du Bois-Savary ; commissaire général : M. Josse, bijoutier, 4, place Marceau.
*** L’Harmonie Saint-Joseph fut fondée en 1877.
**** L’ Harmonie Nazairienne fut crée au sein de l’École de Musique vers 1925 par M. Albert Léone. À ne pas confondre avec La Nazairienne, la plus ancienne société de tir, de gymnastique et de préparation militaire créée le 15 mars 1885 qui existait à cette époque.

M. Cadayé était membre du comité Marceau. L’assemblée générale du comité se faisait au café du Ralliement*.

* Café du Ralliement , place marceau. Tenu en 1923 par : M. Chenard Joseph ; ≈1934 : M. Boisseau . Ce dernier était un ancien élève de l’institution Livet et dans la salle des réunions trônait un portrait d’Eugène Livet, le père des Écoles Nationales Professionnelles. Ce café était le siège social de beaucoup de sociétés et maintes réunions y étaient tenues.
RueAmiralCourbetCafeDuRalliement1921Rue Amiral-Courbet – 1921 – À gauche le café du Ralliement – Collection Michel-C Mahé

À la suite d’une demande faite par les membres actifs de l’Harmonie Marceau elle devint l’Harmonie du Chantier de Penhoët*, à partir du 11 mai 1930. M. Cadayé en assurait toujours la direction.

* Voir les articles qui lui sont consacrés.

Dans le courant de l’année 1932 ou au premier semestre 1933, l’Harmonie se choisit un nouveau chef en la personne de M. Albert Thiry*, ex-chef du Corps de musique d’Yverdon (Suisse).

* Voir les articles qui lui sont consacrés.

L’Association Orphéonique et Symphonique Schola Cantorum

M. Cadayé devint l’animateur et le directeur, dès sa création, de l’Association Orphéonique et Symphonique Schola Cantorum. Elle s’était constituée en février 1924, par la fusion de la société musicale l’Union Orphéonique* et le Grupetto**, société d’amateurs de musique de chambre qui, ayant rencontré quelques vicissitudes, fut reconstituée par M. Delattre en début d’année 1923.

*) En mars 1921, L’Union orphéonique entreprend de se réorganiser . Elle était dirigée par M. Guillon, instituteur à l’école Waldeck-Rousseau. Il habitait 32, rue Waldeck-Rousseau. En septembre 1923, M. Guillon est nommé directeur d’école à Pornichet. L’Union orphéonique répétait boulevard de l’Océan en face du Bureau du Port.
En 1923, Directeur de l’Orphéon : M. Guillon ; régisseur : M. Foucher ; vice-président : M. Dumay ; trésoriers : MM. Roche et Guillou ; secrétaires : MM. Thomas et Bourges ; commissaire général : M. Lurat ; archiviste : M. Renaudineau.
**) La société musicale Grupetto, société d’amateurs de musique de chambre, était dirigée, en 1922, par M. J. Gautier. On connait le programme d’un concert qu’elle offrit à la maison du Ligueur (Ligue Nazairienne contre l’alcoolisme), 10, rue du Prieuré :
Première partie : Monte-Carlo, marche (H. Tellans) ; Serments d’Amour, valse lente (C. Bernard) ; Menuet Chantilly, fantaisie (P. Kelsen) ; En fox-trottant (Valny de Montléry).
Seconde partie : Les Catalans, marche espagnole (Popy) ; Folle extase, valse (Molak) ; Muguette, fantaisie (Mina) ; Victoire, marche, (Borc).
L’orchestre ayant rencontré quelques vicissitudes, M. Delattre le reconstitua en début d’année 1923 en le portant à une soixantaine d’exécutants, cuivres et cordes. Il avait projet alors de se produire chaque mercredi au Grand Café, place Carnot.
L’Union Orphéonique et le Grupetto se produisent au Théâtre Palace (directeur M. Salmon) lors d’un concert au profit de la caisse de secours de l’Association des mutilés le 23 mars 1923. M. Delattre dirige le Gruppeto, M. Guillon, l’Orphéon,
Le 27 juillet 1923, lors de la kermesse de l’Union Nationale des Combattants, au Jardin de Plantes on vit l’Union Orphéonique et le Grupetto ensemble sur le Kiosque dirigés par M. Guillon. La Fanfare Scolaire dirigée par MM. Marcel et Léone était aussi de la fête.
L’Union Orphéonique et le Grupetto fusionnent pour donner L’Association Orphéonique et Symphonique Schola Cantorum en février 1924.

À sa création, elle comptait 25 chanteurs et 30 chanteuses ; en juin 1924 : chanteurs : 35 ; chanteuses : 40 ; orchestre (ex Grupetto**) : 50 ; en décembre 1924 : 50 chanteurs et 63 chanteuses ; orchestre : ≈ 50

Ses deux premiers concerts eurent lieu le 29 juin 1924 au jardin des Plantes et le 27 juillet 1924 au Parc Dryades à La Baule-les-Pins.
Elle connut tout de suite le succès en se produisant au profit des œuvres de bienfaisance de la ville, des sinistrés de Penmarc’h*, en participant aux cérémonies telle celle du 11 novembre 1924 à l’inauguration du Monuments aux Morts, boulevard de l’Océan, en organisant des galas et festivals. L’Harmonie Marceau, dirigée elle aussi par M. Cadayé, prenait quelquefois part à ces manifestations.

* Le 23 mai 1925, deux bateaux de pêche en perdition et deux canots de sauvetage partis les secourir ont sombré au large de Penmarch faisant au total vingt-sept victimes et 24 veuves et 45 orphelins.
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